Gestion audiothèque
Introduction
Il est de plus en plus difficile d'écouter de la musique dans de bonnes conditions.
Beaucoup de gens n'achètent plus de musique et passent par des solutions de streaming, comme YouTube Music ou Spotify, soit en acceptant des publicités si version gratuite, soit en payant un abonnement pour des qualités légèrement supérieures.
Pourtant, nous sommes beaucoup à avoir acheté les droits sur la musique, en achetant CDs, K7s, vinyls...
Droit à la copie privée
En Belgique, nous avons une loi qui dit : "Toute personne a le droit de réaliser une copie privée si la source est licite" qui est une extension au droit d'auteur puisqu'autorise la réalisation d'une copie sans devoir passer par une demande à l'auteur ou l'éditeur.
Cela peut sembler contre-intuitif mais il n'est pas obligatoire d'être propriétaire de l'oeuvre pour réaliser et posséder une copie privée si la copie a été réalisée par la personne elle-même, que c'est dans un cadre d'écoute personnelle et que la source est licite.
Les sources licites sont, par exemple :
- Oeuvre achetée
- Oeuvre louée à la médiathèque
- Oeuvre empruntée à un ami
- Enregistrer la radio
Mais attention avec la radio car nous rentrons dans la joie des subtilités.
Il est autorisé d'enregistrer la radio FM car le flux est libre et est une diffusion publique. Mais lorsque vous écoutez la radio sur internet cela passe par un service rendu soumis à des conditions générales d'utilisation incluant systèmatiquement l'interdiction de copie.
Donc, c'est bête, mais vous pouvez enregistrer une radio qui passe en FM mais vous ne pouvez pas l'enregistrer sur internet, même si c'est beaucopu plus simple.
Par contre, si vous achetez une clef USB Radio FM afin de capter la FM sur votre ordinateur, la source est à nouveau licite et vous pouvez l'enregistrer... Légalement, ce qui compte n'est pas le contenu mais la source du contenu.
Cela amène à des interdictions et obligations :
- Il est interdit de télécharger sa musique chez un ou des particuliers via torrent et autres moyens puisque ces personnes ne respectent pas la loi.
- Il est interdit de distribuer sa musique en dehors du cercle familial
- La copie doit être réalisée par la personne elle-même et elle ne peut le faire à la place de quelqu'un d'autre, même si ce service est gratuit. Mais si cette personne n'a pas le matériel pour réaliser sa copie, vous pouvez l'inviter chez vous pour qu'elle le fasse ou lui préter le matériel.
Depuis le boom du streaming, de moins en moins de gens sont propriétaires de leur musique et encore moins réalise des copies privées. Certains mêmes ne sont propriétaires ni d'originaux ni de copies privées.
Pourtant tout le monde paie une taxe pour ce droit.
Taxe Auvibel
Chose peu connue : depuis 1994, en Belgique (et dans 22 autres pays), beaucoup de supports numériques sont soumis à la taxe Auvibel, qui reverse une partie du prix du support aux sociétés de droits d'auteur puisqu'il est offert le droit à tous de réaliser sa copie privée sans devoir forcément posséder l'original. Ils estiment donc que doit être appliqué une taxe à tout appareil permettant de :
- Créer une copie privée
- Contenir une copie privée
- Lire une copie privée
Supports taxés
| Support | Montant HTVA |
|---|---|
| Carte mémoire | 1,5 € |
| Clef USB | 1,5 € |
| Baladeur audio | 2,7 € |
| Smartphone | 4,3 € |
| Tablette | 4,3 € |
| HDD externe | 5,4 € |
| Appareil de salon | 6,4 € |
| IPTV officiel | 4,3 € |
| Ordinateur grand public | 4,3 € |
| Imprimante | 2,7 € |
| Liseuse | 1,1 € |
| CD vierge (pièce) | 0,1 € |
| DVD vierge (pièce) | 0,2 € |
| Reconditionné | -60% |
Les définitions qu'ils utilisent montrent qu'ils ont très peu évolué depuis 1994, même si, d'après eux, elles ont été corrigées en 2022. Comment se fait-il qu'ils taxent toujours les CD et DVD vierges mais toujours pas les BluRay vierges...
Voici quelques définitions et moyens simples de contourner cette taxe :
| Support | Définition | Contournement |
|---|---|---|
| Ordinateur grand public | appareil dédié en premier lieu à un usage privé, équipé d’un système d’exploitation, d’une capacité de stockage interne d’au moins 4GB disponible pour l’utilisateur et d’un clavier physique détachable ou non, permettant l’enregistrement et la restitution d’œuvres protégées et d’éditions | Acheter un ordinateur sans OS et l'installer |
| HDD externe | unité de mémoire externe disposant de son propre boîtier, sans possibilité de lecture propre, qui peut servir de source à un périphérique de lecture externe et permettant d’enregistrer et de restituer les œuvres protégées et les éditions. | Acheter un disque dur interne et un boitier |
| Imprimante | un appareil permettant la reproduction, dans un format A3 au maximum, d’œuvres numériques protégées et d’éditions sur papier ou support similaire, utilisant une technologie autre que les technologies laser, thermiques, LED, matricielle ou latex. | Acheter une laser et pas une jet d'encre |
Toujours est-il que le cadre offert par cette loi vous permet d'avoir votre propre audiothèque, de bien meilleure qualité que les solutions de streaming, tout en restant dans la légalité.
Audiothèque Jellyfin
Le but ici est de vous permettre de :
- Gérer vos albums proprement
- Les rendre accessibles sur internet
- Sans que cela ne soit public...
Pour cela, il faut :
- Un ordinateur simple avec USB3 faisant office de serveur
- Un bon disque dur avec sa propre alimentation où héberger la musique
- Une connexion internet qui ne joue pas au yo-yo...
- Idéalement un onduleur gardant le serveur allumé en cas de panne de courant pas trop longue.
Pour connaître l'IP à utiliser, je passe par un script qui se lance au démarrage de la machine et qui toutes les deux heures envoie mon IP sur mon Nextcloud. Si vous utilisez l'outil de synchronisation Google Drive, vous pouvez également l'envoyer là.
Voici le code du fichier SENDIP.BAT :
@echo off
:loop
for /f %%i in ('powershell -command "(Invoke-RestMethod -Uri https://api.ipify.org)"') do set ip=%%i
echo http:\\%ip%:8096 > C:\Users\Marc\Nextcloud\monip.txt
timeout /t 7200 /nobreak >nul
goto loopC'est important car à la moindre coupure internet votre ip change. Ainsi, où que vous soyez, tant qu'il y a internet chez vous, ce fichier sera mis à jour sur votre cloud. Si depuis votre smartphone vous voyez que le fichier n'est plus mis à jour, vous savez qu'il y a une coupure d'internet chez vous.
Mais pour bien gérer son audiothèque et avoir quelque chose de propre, il ya plusieurs choses à savoir.
Types de format
Il existe deux formats dans lesquels nous retrouvons, en général, la musique :
- MP3 : le format le plus courant, destructif mais compatible avec tout.
- FLAC : le format des audiophiles, sans destruction, diminuant la taille sans diminuer la qualité.
Cela n'est pas sans raison.
Codec
Un codec est un outil permettant de compresser et décompresser des données. D'une certaine manière le ZIP est un codec...
En général l'évolution d'un codec passe surtout par l'évolution de la partie compression.
Il existe deux types de codecs :
- Les destructifs : les données sont tronquées mais compréhensibles
- Les non-destructifs : les données sont conformes à la source
Afin de mieux comprendre le principe du codec destructif, nous allons faire une analogie et partir de la phrase suivante, que ChatGPT m'a généré :
À Noël, le vieux maître pêcheur goûta un exquis rôti de bœuf accompagné d’élégantes légumes où mûrît un zeste d’âme très gênée.Un codec non destructif vous donnera exactement la même chose mais un destructif vous donnera ceci :
A Noel, le vieux maitre pecheur gouta un exquis roti de boeuf accompagne d’elegantes legumes ou murit un zeste d’ame tres genee.Vous pourrez néanmois modifier la "force" du codec afin d'être plus proche de l'original :
A Noel, le vieux maitre pecheur gouta un exquis roti de boeuf accompagné d’elegantes legumes où murit un zeste d’ame tres genee.Formats destructifs
Ce que fait un format destructif est supprimer tous les sons considérés comme innaudibles, le bitrate indiquant où s'effectue la "coupure".
Chaque format destructif
On peut parfois retrouver d'autres formats, comme le Vorbis (OGG), le OPUS ou le AAC (MP4/M4A).
Ces formats, bien que destructifs comme le MP3 sont parfois de bien meilleure qualité, l'OPUS allant jusqu'à proposer des fichiers trois fois plus petits que le MP3 mais avec une qualité proche du FLAC.
Le problème est que ces formats ne se sont pas imposés et que le MP3 est le seul à pouvoir être lu sur tous les appareils prévus pour lire de la musique, même les plus anciens car, étant rétrocompatible, même un ancien lecteur MP3 d'une voiture d'il y a 20 ans restituera la bonne qualité d'un MP3 récent.
Ce problème vient en partie d'une chose : le fait que le format soit propriétaire ou non.
Lorsque Fraunhofer a créé le MP3, il s'agissait d'un format propriétaire et il fallait payer une licence pour obtenir les outils pour lire et encoder en MP3.
Un groupe de développeur a alors créé son propre codec, LAME, toujours maintenu et offrant une bien meilleure qualité. Mais une très grosse entreprise ne peut pas utiliser un codec libre et open source car celui est fourni sans garantie. Donc on paye Fraunhofer.
C'est ce qu'a fait Microsoft pour son Windows Media Player. Il était possible d'encoder en WMA et en MP3. Une piste encodée en WMA donnait mieux qu'en MP3, mais c'est car Microsoft avait demandé une version modifiée à Fraunhofer afin de rendre ses outils un peu plus rapide au détriment de la qualité. Ils cherchaient ainsi à imposer leur format WMA via des partenariats qui n'ont pas duré longtemps.
Contrairement à LAME, le codec Fraunhofer n'a pas cherché à faire évoluer la qualité mais est passé au 5.1 et au Surround pour une utilisation vidéo, faisant que leur codec propriétaire était encore très utilisé.
Un autre groupe, xiph, a créé le codec Vorbis, totalement libre et open-source cherchant à offrir une alternative au MP3 en proposant, entres autres le 5.1. OGG n'est pas un format c'est un conteneur pouvant contenir plusieurs codecs. Donc si vous voyez un OGG, c'est peut-être un MP3 (mais c'est très rare)... Ce codec est encore très utilisé entre autres pour les pistes audios de films ou séries.
Nous pouvons donc avoir le même MP3, faisant exactement la même taille, au même bitrate, mais avec trois qualités différentes.
En gros, il est considéré que si l'on encode avec Windows Media Player avec un bitrate de 128, cela équivaut à un encodage Fraunhofer avec un bitrate de 96. Là où un encodage LAME 128 équivaut à un Fraunhofer 160.
Le AAC est également une création de Fraunhofer, bien que commandé par un conglomérat d'entreprises, et est donc un format propriétaire vu comme l'évolution du MP3, utilisé par YouTube Music et Spotify ainsi que par Apple.
Bien que Fraunhofer annonce une amélioration de qualité par rapport au MP3, elle n'est vraie qu'avec le codec Fraunhofer du MP3. Pas avec LAME qui, à bitrate égal, offre une meilleure qualité.
Néanmoins, c'est devenu un standard utilisé également par Netflix, Disney et la majorité des plates formes de streaming videos. Celles-ci proposent toujours des systèmes beaucoup plus évolués, tel que le Dolby 5.1, le Dolby TrueHD ou encore le Dolby Atmos, mais pour ça, il faut un matériel que la très très grande majorité des gens n'a pas et si on ne l'a pas, ce sera du AAC stéréo.
Toujours est-il que si l'on a la possibilité d'encoder en MP3 avec LAME, cela vaut mieux que du AAC et, pour la vidéo, si l'on a la possibilité de passer par Vorbis, qui a aussi continué à évoluer, cela vaut mieux également.
L'un des avantages pésenté par Fraunhofer du ACC par rapport au MP3 est l'absence de gap, le petit blanc entre deux pistes. LAME a de son côté réglé ce problème et le MP3 est gapless, il n'y aucun gap lors de la lecture dans les lecteurs courants (WinAMP, Foobar, VLC...). Le Vorbis est également gapless par défaut.
L'OPUS est un cas à part car il n'a pas du tout été créé pour la musique ou la vidéo. Bien que sous licence libre, il est créé par un groupe de grosses entreprises voulant créer le meilleur codec pour la communication audio. Ils ont alors demandé à xiph...
C'est donc le codec utilisé par Facebook Messenger, Google Meet, What's App, Discord, Zoom...
Mais en voulant absolument améliorer la qualité à très bas débit, ils ont créé le meilleur codec audio pour la musique à haut débit, tout en diminuant drastiquement la taille des fichiers. Et en plus de ça, ce codec est déjà présent partout vu qu'utilisé par les logiciels cités plus haut. N'importe quel navigateur internet actuel peut lire un fichier OPUS. De plus, ne cherchant pas à limiter l'utilisation, ce format est capable de gérer toute configuration jusqu'à 255 enceintes
Depuis peu, YouTube Music passe par OPUS pour l'encodage de la musique.
Raisons de l'utilisation du AAC et maintenant de l'OPUS
La raison est le streaming.
Lorsque je stream ma musique depuis mon seveur (Jellyfin), je peux le faire de deux manières :
- Je lis directement le média : mais cela peut prendre beaucoup de bande passante si on lit des FLAC et est donc intéressant lorsque connecté à un wifi.
- Je convertis le média sur le serveur pendant la lecture : cela permet d'obtenir une version plus légère, par exemple en cas de trajets.
La conversion se fait en AAC (et bientôt en OPUS) car ces formats ont un gros avantage sur le MP3, que ce soit celui de Fraunhofer ou de LAME : ils sont de bien meilleure qualité à faible et très faible bitrate.
Ce que fait un serveur musical lorsque l'on demande la conversion, c'est diviser la musique que vous écoutez et allez écouter en blocs de x secondes, chacun convertis en plusieurs bitrate et effacés après lecture.
Le serveur analyse la vitesse de votre connexion et enverra la qualité la plus à même de ne pas faire sauter le morceau si vous avez une perte de connexion ou une connexion très lente.
Ainsi, si sur la route la connexion est catastrophique, la musique sera de moins bonne qualité mais ne s'arrêtera pas.
Formats non-destructifs
Le FLAC est un format ouvert créé par xiph, vu plus haut pour le Vorbis et le OPUS.
Il a également existé le format APE, dont le format de tag, compatible avec les MP3 est toujours utilisé, créé spécialement pour le logiciel Monkey's Audio, mais ce logiciel ne s'étant pas imposé, le format audio APE a totalement disparu.
FLAC est connu pour offrir une compression supérieure à celle du ZIP, pris en général comme référence pour la compression sans perte, tout en permettant une décompression plus rapide que le temps de la piste compressée, quel que soit le niveau de compession.
Avant cela, les audiophiles utilisaient soit des formats non destructifs comme le WAV ou le PCM, mais qui ne permettaient pas les tags, faisant que les lecteurs audios n'affichaient pas les informations, soit alors ils réalisaient un ISO, une copie conforme d'un CD, en un seul fichier, mais pris par les lecteurs comme un réel CD avec plusieurs pistes.
Ce format est toujours utilisé et maintenant que la plupart des gens ont un accès internet haut-débit, un site comme Qobuz propose une alternative à YouTube Music et Spotify en proposant une écoute en qualité FLAC ainsi que l'achat des albums.
Apple a créé le format propriétaire ALAC, offrant la même chose sans aucun avantage mais utilisé pour les offres haute qualité de Apple...
Bien que le FLAC soit sans perte, lors de l'encodage, il vous sera demandé 16 ou 24bits.
16 ou 24bits ?
Il peut sembler logique que 24 offre une meilleure qualité que 16 mais ce n'est pas le cas.
La majorité des FLAC viennent de sources en 16bits car elles sont largement majoritaires. Si vous encodez un CD en 16bit, à la lecture vous aurez très exactement la même qualité que si vous l'aviez encodé en 24bit car les 8bits en plus ne seront remplis que de 0.
Le 24bit n'est utilisé que dans les studios et il faut donc que le studio soit directement la source.
Il est possible de rencontrer du 24bit, par exemple lorsque Peter Gabriel, pour le 25ème anniversaire de son album "So", donnait un lien dans chaque CD afin de pouvoir télécharger la version studio FLAC 24bits.
Les rips de vinyls sont, en principe, toujours en 24bits avec, en plus, une fréquence à 96Khz au lieu de 44.1Khz
Voici une liste des supports pouvant être rencontrés et la manière de les encoder :
| Place | Nom du support | Où | Qualité | Convertir en |
|---|---|---|---|---|
| 1 | SACD Super Audio CD |
Magasins, internet | La meilleure qualité possible pour le grand public, mais il faut un lecteur spécial (certains lecteurs BluRay sont hybrides mais il faut vérifier). Ce format est presque exclusivement utilisé pour la musique classique. Etant multi-canal, il est également utilisé pour certaines oeuvres enregistrées dans ce but (Pink Floyd, Dire Straits...) Attention, certains SACD sont double couche, avec sur une la version SACD et l'autre la version CD, faisant que certains SACD peuvent être lus dans un lecteur CD normal, mais sans offrir la qualité SACD. Enfin, il faut faire attention lors de la conversion car le SACD ayant un format spécial, il doit être encodé avec une fréquence particulière. La fréquence sera toujours de 44,1 multiplié par une puissance de 2. |
FLAC 24bits 352,8Khz 176,4Khz 88,2Khz |
| 2 | Audio HiRes | Qobuz, Tidal, Apple Lossless | FLAC 24bits à une fréquence de 192Khz | Laisser tel quel |
| 3 | BluRay Audio | Magasins, internet | Même qualité que l'Audio HiRes avec possibilité de multi-canal. Nettement plus utilisé que le SACD pour tout ce qui est musique pop (Jimi Hendrix, Alan Parson, ...) |
FLAC 24bits Khz en fonction de la piste d'origine (96 ou 192) |
| 4 | CD Audio | Partout | Equivalent à FLAC 16bits à une fréquence de 44.1Khz | FLAC 16bits 44.1Khz |
| 5 | Vinyls | Magasins, internet | Le vinyl étant analogique, il n'y a pas de bits, fréquences, etc. L'avantage du vinyl est que ses limites physiques imposent un mastering plus propre et mieux réalisé. Cela amène au fait que même si en cinquième position, il peut parfois se retrouver en première, surtout sur des éditions récentes (par exemple Black Ice de AC/DC) |
FLAC 24bits 96Khz |
| 6 | Streaming | Internet | A ne prendre que si aucune autre source existe | Ne pas convertir |
Attention : si vous devez retoucher votre audio, par exemple si vous rippez un CD en FLAC mais qu'il a un mauvais mastering, vous devrez sauvez le résultat en 24bits et non plus en 16.
Les logiciels audio, quelque soit le nombre de bits de l'audio, travaillent jusqu'en 32bits en fonction des retouches effectuées.
En très gros : 16bits signifie qu'un échantillon sonore est divisé en 65536. En travaillant en 32bits, le logiciel créé des étapes d'interpolation et au lieu de travailler sur des échantillons sonores divisés en 65536, chaque division est elle-même divisée en 65536, soit 4294967296 divisions par échantillon.
Bien qu'à une telle qualité, il sera difficile d'entendre la différence sans un excellent matériel, si vous effectuez une modification à l'audio et sauvez en FLAC 32, 24 et 16bits, il y aura une différence de qualité entre les trois.
Attention 2 : Encore une fois, même si le vinyl est en 5ème position, il faudra toujours analyser les autres sources et le mastering de celle-ci. Le vinyl, même si un support de moins bonne qualité restera celui sur lequel le mastering sera le meilleur par obligation.
Formats particuliers
Il existe deux formats très particuliers :
- Le MIDI : qui avant d'être un format audio est un protocole de communication entre instruments éléctroniques permettant de dire quelle note doit être utilisée, avec quelle vélocité et avec quel instrument.
- Le Module : un format insérant des petits échantillons audio mais fortement modifiables afin de créer une musique. Principalement utilisé pour la techno et la dance dans les années 90.
MIDI
Le format MIDI n'est pas utilisable dans une audiothèque car ce format ne contient que des notes, des informations sur les notes (vélocité, longueur...) et un code indiquant à quel instrument ces notes sont attribuées.
Sur ordinateur, les cartes sonores font qu'une synthèse FM est attribuée à chaque instrument et il est donc possible de lire un MIDI avec des instruments simulés mais la qualité ne sera pas au rendez-vous.
Cette simplicité permet néanmoins à ce format d'être utilisé, entre autres, sur les "pianos automatiques", de vrais pianos qui, quand ils ne sont pas utilisés, permettent d'utiliser un MIDI pour jouer les notes automatiquement.
Mais elle permet aussi, dans un logiciel ou sur un synthétiseur, d'attribuer des SoundFont à un MIDI qui se chargera alors d'attribuer des échantillons sonores à chaque instrument.
La SoundFont (format de fichier SF2) est un ensemble de fichiers, en général de très haute qualité dans un format audio brut sans compression (WAV ou PCM), attribués aux différentes notes.
Une même note peut avoir plusieurs échantillons en fonction de la vélocité, ce qui est particulièrement utilisé pour les instruments claviers comme le piano, le clavecin, l'orgue...
Si vous devez transformer un MIDI en format audio, il faut donc voir quels instruments sont présents dans la composition.
Par exemple, pour une oeuvre au piano, il vaudra mieux choisir une SoundFont de 100Mo avec uniquement le piano présent, qu'une SoundFont plus connue, avec tous les instruments, de 600Mo.
Les SF2 sont très nombreux, il y a des passionnés qui passent leur temps à créer des SoundFont juste pour un piano qui, selon eux, rend bien.
Lors de la conversion en audio, il est également possible de créer une variable aléatoire modifiant la vélocité et le moment où la note est frappée afin de rendre le résultat plus "humain".
La SoundFont est à choisir en fonction du cas. Par exemple, si vous voulez avoir une copie haute qualité de la bande son de Doom, tel que dans vos souvenirs de joueurs sur une carte son Sound Blaster, il y a une SoundFont "Creative.sf2".
Transformer un MIDI en format audio n'est pas l'opération la plus simple qui soit.
Le plus simple est de passer par LMMS (Linux Multi Media Studio), disponible sur toutes les plates-formes, charger une SoundFont, facilement trouvables sur Google, et créer son audio.
LMMS propose un export en WAV, qu'il faudra alors retransformer en FLAC, par exemple avec Audacity ou Handbrake.
Attention : Les logiciels musicaux gérant le MIDI n'utilisent pas les échantillons de la SoundFont lorsque vous jouez votre morceau en cours d'édition. Ils utilisent des versions simplifiées et le résultat entendu ne sera donc pas le résultat final, qui doit être entièrement calculé. C'est le même principe que pour les images de synthèses proposant une prévisualisation simplifiée mais imposent un rendu très long pour obtenir le résultat final, de bonne qualité.
Modules
Les modules sont un type de fichier, né dans les années 90, cherchant à mélanger le MIDI avec ce qu'allaient proposer les SoundFont.
C'est un format créé par les Demo-Makers, des développeurs cherchant toujours à faire au mieux avec le moins de place et de ressources possible.
Il y a eu à l'époque un nombe incroyables de musiciens ayant utilisés les modules mais beaucoup ont arrêtés et ces modules sont les seuls formats qu'il reste.
Plusieurs formats se sont imposés et sont maintenant gérés par tous les logiciels : MOD, XM, S3M, IT...
Le logiciel de référence pour gérer ces formats et les transformer en audio est OpenMPT.
Celui-ci permet un export en WAV et en FLAC.
16, 24 ou 32bits ?
LMMS et OpentMPT vous proposeront chacun de pouvoir monter jusqu'à 32bits.
Le fait de jouer des sons peut être considéré comme une modification audio, comme vu plus haut. Il faut donc sauver en FLAC 24bits.
CBR et VBR
Avant tout, il faut savoir qu'un fichier MP3 est divisé en frames contenant chacune 1152 échantillons sonores. Cela correspond à une durée de ± 24ms si fréquence de 48Khz et ± 26ms si fréquence de 44.1Khz.
Il existe deux moyens de coder la musique dans un MP3 :
- Le CBR : pour "Constant BitRate" qui modifie l'ensemble de la piste
- Le VBR : pour "Variable BitRate" qui modifie chaque frame
Le CBR est très simple à calculer :
Donc :
Donc :
Par exemple, si vous avez un morceau de 4 minutes 27, avec bitrate de 320 et une fréquence de 44.1Khz, sa taille sera de :
Ce que feront les lecteurs audios est très simple :
donnant alors : , donc une piste de 267 secondes, soit 4 minutes 27.
Mais le problème avec le VBR est que chaque frame ayant son propre bitrate, en prenant le premier bitrate, ce ne sera que celui de la première frame. Si la première frame a un bitrate de, par exemple, 278, la durée suivante sera calculée : soit 6 minutes et 18 secondes.
Le VBR n'ayant pas été créé par Fraunhofer, bien que pouvant être implanté dans son format, tous les lecteurs utilisaient ce calcul de durée et affichaient une mauvaise durée.
Le VBR a été introduit par LAME, les grandes marques ne "pouvaient" pas donc pas le gérer puisque passaient par un accord financier avec Fraunhofer pour offrir la lecture du MP3. Cela jusqu'à ce que Fraunhofer introduise son propre sysème de VBR, différent de celui de LAME, mais personne n'allait changer son matériel : tout le monde a continué à encoder en CBR, ce qui continue encore maintenant alors qu'il n'y a plus aucune raison sauf si vous avez un autoradio d'il y a 20 ans.
Les nouvelles versions ont modifié la méthode de calcul afin de ne plus passer par le bitrate :
- , soit le nombre d'échantillons par frame
Pour notre piste, nous avons donc : soit 4 minutes 27 secondes...
Actuellement, un MP3 en VBR dans sa plus haute qualité est très largement supérieur à un MP3 CBR 320.
Le FLAC est d'office en VBR, mais les formats destructifs permettent tous le choix entre CBR et VBR, bien que pour ceux-ci le VBR soit toujours la norme par défaut puisque tous les lecteurs gèrent le calcul de la durée de ces formats.
Vérifier la qualité
Il n'est pas rare de tomber sur des FLAC mal enregistrés, ce qui peut se voir grâce à une analyse spectrographique. Cela faisant qu'à choisir entre un FLAC mal enregistré et un MP3 320, il vaut mieux choisir le MP3.
Je vais partir d'un FLAC que j'ai en 24bits puisque j'ai l'original de l'album So de Peter Gabriel. Don't give up pèse 136,806 Mo pour une durée de 6 minutes 34.
Attention, les analyses suivantes sont là pour se donner une idée de ce que l'on est censé retrouver dans un MP3 et de quelle manière se fait une coupure das un MP3.
Si vous croisez le spectrogramme d'un OPUS ou d'un AAC, il sera fort différent et il faut donc comparer les spectrogrammes en fonction du format. Par exemple, le spectrogramme d'un AAC semble plus proche du FLAC mais ce format laisse passer plus de hautes fréquences, surtout à bas débit, pour les encoder avec peu de bits, ce qui donne artefacts, bruit et distortions là où sur un OPUS on verra une coupure aussi nette que sur un MP3 sauf que le filtrage des données inutiles sera bien plus efficace.
La dynamique
Il s'agit de l'écart en décibels entre les sons les plus bas et ceux les plus forts. Plus cet écart est grand, plus la dynamique est grande.
On peut réduire la dynamique sans diminuer la qualité (dans une certaine mesure) de l'audio.
Mais ce qu'apporte la dynamique est une "qualité d'écoute", indépendante de la qualité même de l'audio.
La "Guerre du Volume" (The Loudness War)
Je vous invite à lire l'article Wikipédia dédié à cette "guerre".
Pour résumer, des années 1980 à 2000, l'industrie de disques, les stations de radios et de télévision... ont eu tendance à réduire la dynamique d'une musique afin d'augmenter son volume et le "normaliser", jusqu'à ce qu'on mette le hola en imposant un volume maximal et, donc, une limite à la compression de la dynamique.
Les principales raisons sont :
- On ne peut dépasser les capacités du média
- Aucun artiste ne veut "sonner moins fort" que les autres
- De plus en plus de gens écoutent la musique pour couvrir le son ambiant ou sans réellement l'écouter
- Les appareils portables utilisés dans des environnements bruyants ne permettent pas d'apprécier une large dynamique
- L'informatique propose des méthodes pour le faire
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les nouvelles ré-éditions d'anciens albums ne sont pas forcément de meilleure qualité, c'est la dynamique qui a été diminuée afin de fournir une meilleure sensation de volume.
Voici l'analyse de l'évolution du morceau Something des Beatles, réalisée par des audiophiles, au cours des quatre éditions CD effectuées pendant cette période :
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Ce problème de dynamique est également une des raisons pour lesquelles il faut, idéalement, éviter les compilations : c'est tout un tas de morceaux n'ayant rien à voir les uns avec les autres mais auxquels on aura appliqué le même traitement afin qu'ils aient un volume équivalent, au détriment de leur dynamique.
Le pire seront les compilations de musique classique mélangeant plusieurs compositeurs, chaque oeuvre ayant en principe besoin d'une grande dynamique à elle seule.
Par exemple, sur "Je n'aime pas le classique", si on prend le Carmina Burana ou un extrait du Requiem de Mozart, ils ont tous les deux une dynamique de 7, ce qui est très bas. Si je les prends séparémment, chaque morceau sur l'album du compositeur, ils ont tous les deux une dynamique de 12, ce qui est beaucoup mieux.
C'est la dynamique qui rend des labels comme Deutsche Grammophon célèbres car ils cherchent à proposer la meilleure qualité possible, sans jouer sur la dynamique, quitte à diviser une oeuvre pouvant tenir sur un seul CD en plusieurs si les différentes parties de l'oeuvre méritent un mastering différent.
Ce à quoi toute cette histoire de dynamique amène aussi est le fait qu'il y a un intérêt aux singles puisque, pour un morceau, même le plus "bête" des morceaux que l'on pourrait trouver sur n'importe quelle compil, le single aura toujours une meilleure dynamique que la version compil.
Les compils ne sont toujours que de bonnes playlists. Il vaut donc mieux, si vous voyez une bonne compil, en faire une bonne playlist à partir de bons enregistrements.
La dynamique est une des raisons qui fait que certains préféreront un vinyl, même usé, à un format numérique : la dynamique est beaucoup plus grande et reste, même à l'usure.
Vérifier la dynamique
Il existe plusieurs méthodes :
- MP3Gain : Le problème de ce logiciel est qu'il ne fonctionne qu'avec les MP3, mais il indique s'il y a une distortion due à la réducation de la dynamique.
- Foobar + DR-Meter : Donne directement l'écart de manière chiffrée
- Audacity : Si la piste prend trop de place ou que plusieurs pics atteignent le sommet, c'est qu'il y a compression dynamique.
Comme l'exemple du dessus part de Something des Beatles, je vais prendre trois versions de l'album Abbey Road :
- Version CD de 1983
- Version CD de 1987
- Version CD de 2019 qui, suite à la "fin de la guerre du volume" a le meme mastering qu'en 2000.
Voici la plage dynamique de l'album :
| Nom de la piste | 1983 | 1987 | 2019 |
|---|---|---|---|
| Come Together | 12 | 9 | 8 |
| Something | 12 | 9 | 8 |
| Maxwell's Silver Hammer | 13 | 11 | 10 |
| Oh! Darling | 13 | 10 | 8 |
| Octopus's Garden | 13 | 11 | 8 |
| I Want You (She's So Heavy) | 12 | 9 | 7 |
| Here Comes The Sun | 11 | 9 | 9 |
| Because | 11 | 10 | 10 |
| You Never Give Me Your Money | 11 | 9 | 11 |
| Sun King | 11 | 10 | 10 |
| Mean Mr. Mustard | 12 | 10 | 9 |
| Polythene Pam | 11 | 9 | 8 |
| She Came In Through The Bathroom Window | 11 | 9 | 8 |
| Golden Slumbers | 12 | 10 | 9 |
| Carry That Weight | 11 | 9 | 9 |
| The End | 11 | 9 | 9 |
| Her Majesty | 11 | 11 | 9 |
Et comme pour le test réalisé plus haut, si on ouvre les trois versions du morceau Something dans Audacity :
| Année | Waveform |
|---|---|
| 1983 | ![]() |
| 1987 | ![]() |
| 2019 | ![]() |
Je suis également tombé sur un rip du vinyl sorti en 2012. La dynamique était exactement la même que la version CD de 1983.
Analyse "visuelle"
Si on regarde l'évolution on peut "voir" comment la compression est effectuée.
Ici, cela se voit à la toute fin du morceau, surtout sur la piste "de droite" (celle du bas) de chaque version. Dans la version originale la courbe finale est convexe, dans sa dernière version elle est concave :

Mais, en très gros, si vous voyez beaucoup de concave sur une piste : ça pue...
Musique moderne
Certains albums modernes sont connus pour avoir un mastering catastrophique et une dynamique surcompressée.
C'est par exemple le cas de AC/DC avec son album Black Ice : sur 15 pistes, 4 ont une plage dynamique de 5 et 11 de 6.
On voit le problème simplement en ouvrant les pistes dans Audacity. Voici les trois premières :
| Piste | Waveform |
|---|---|
| 1 | ![]() |
| 2 | ![]() |
| 3 | ![]() |
Dans de tels cas, la compression ressemblerait à ça :

On peut voir aussi la surcompression sur le spectrogramme. Voici celui de la premièer piste :

Back in Black est également un bon exemple de AC/DC montrant l'évolution exagérée de la dynamique :
| Nom de la piste | 1980 | 1994 | 2003 |
|---|---|---|---|
| Hells Bells | 13 | 9 | 8 |
| Shoot To Thrill | 13 | 9 | 7 |
| What Do You Do For Money Honey | 13 | 9 | 8 |
| Givin The Dog A Bone | 14 | 9 | 8 |
| Let Me Put My Love Into You | 13 | 9 | 7 |
| Back In Black | 13 | 9 | 8 |
| You Shook Me All Night Long | 13 | 9 | 8 |
| Have A Drink On Me | 13 | 9 | 8 |
| Shake A Leg | 13 | 8 | 7 |
| Rock And Roll Ain't Noise Pollution | 14 | 10 | 8 |
Evolution de Hells Bells :
| Année | Waveform |
|---|---|
| 1980 | ![]() |
| 1994 | ![]() |
| 2003 |
|
Résoudre le problème des dynamiques différentes
Ces dynamiques différentes amènent à des variations de volume entre les morceaux.
Un logiciel a été créé, ReplayGain, analysant l'audio et créant alors différents tags permettant aux logiciels la normalisation du volume sans détériorer la dynamique. Maintenant tous les logiciels utilisent ces tags :
- Track Gain : Modificateur à appliquer pour avoir une piste normalisée
- Album Gain : Facultatif. Si présent et qu'on lit en mode lecture d'album (non shuffle), c'est ce modificateur qui sera appliqué (utile pour classique)
- Track Peak : Doit, en principe se situer entre 0 et 1. Si supérieur, c'est que le mastering a forcé et qu'il y a légère distortion pour cette piste.
- Album Peak : Idem mais pour tout l'album.
Les deux premiers tags sont utilisés par les logiciels, les deux seconds sont à titre informatif mais permettent de directement indiquer dans le logiciel la présence d'une distortion.
De nouveaux algorithmes se sont créés afin de calculer plus fidèlement ces valeurs. Le meilleur est actuellement le "EBU R128", très rapide, auquel on peut faire appel via Foobar.
Si nous reprenons AC/DC avec Back in Black :
| Version | Album Gain | Album Peak |
|---|---|---|
| 1980 | -1.81 dB | 0.941061 |
| 1994 | -8.34 dB | 1.073083 |
| 2003 | -9.71 dB | 1.093027 |
Les versions japonaises
Ces versions sont partuclières car les japonais accordent une grande importance à la qualité de la dynamique. Le mastering japonais sera donc en général de meilleure qualité que le mastering US ou EU.
Black Ice de AC/DC a une version japonaise. On passe à 2 pistes avec une plage dynamique de 5 et 13 de 6.
Quoiqu'il arrive, si vous croisez une version officielle japonaise d'un album, il y a de plus grandes chances d'avoir une très bonne qualité.
Les vinyls
Si on cherche à compresser le son sur un vinyl tel qu'il est possible de le faire en numérique, ça ne marche pas car cela fait sauter l'aiguille.
Dans un cas comme Black Ice, la seule solution pour l'écouter convenablement est donc le vinyl, seule édition avec un AlbumPeak inférieur à 1 et une plage dynamique de 10 et 11...
Cela se voit également dans Audacity où j'ai ouvert les trois mêmes pistes que plus haut :
| Vinyl |
|---|
|
|
|
Si on regardre le spectrogramme de la première piste de la version vinyl, on voit que les pics sont plus propres :

Dans le cas de Black Ice ce n'est pas un problème puisque le vinyl est récent et a directement été rippé par un audiophile.
C'est beaucoup plus embêtant pour des ré-éditions de vieux groupes pour lesquels il n'y a plus le choix qu'entre une version vinyl usée ou un format numérique compressé.
Les tags
Une des choses qui a rendu le MP3 populaire est l'utilisation de tags.
Les tags sont des informations textuelles ou numériques, incluses à chaque fichier MP3. Celles-ci permettent au logiciel que vous utilisez de vous présenter vos fichiers en ne devant pas uniquement se baser sur le nom de fichier.
- ALBUM : Nom de l'album
- TITLE : Titre de la piste
- ARTIST : Artiste de la piste
- COMMENT : Commentaires sur la piste
- YEAR : Année de parution
- GENRE : Genre musical.
Ceux-ci ne sont pas une création officielle mais une sorte de "hack" créé par Eric Kemp qui voulait voir ces données affichées et qui a remarqué qu'il était possible de modifier les MP3 pour les y intégrer.
Les formats de tags
ID3
Kemp a établi ces tags de base sous le format ID3.
Dans sa première version, le nombre de caractères était limité pour chaque zone et il n'était pas possible d'utiliser des caractères spéciaux ou accentués.
Il y a eu une version ID3v1.1, mais celle-ci n'a apporté que la possibilité d'indiquer un numéro de piste car la majorité des lecteurs lisaient les fichiers dans l'ordre alphabétique.
La vraie évolution a été la création du ID3v2, toujours utilisé aujourd'hui dans sa version ID3v2.3, qui permet des tags à longueur variable, étend le nombre de tags par défaut de manière inimaginable, absurdre et pensée avec les pieds et permet d'insérer tout type de données, y compris des images ou des paroles synchronisées.
Mais attention, les choses sont beaucoup plus compliquées que ça...
Le "problème" ID3
En fait, les tags ALBUM, ARTIST, YEAR, etc... ne sont pas des tags, ce sont des noms attribués aux réels tags qui sont des codes de quatre caractères.
Tous les logiciels se sont plus ou moins accordés pour donner le même nom aux différents tags, donc :
- TALB = %ALBUM%
- TIT2 = %TITLE%
- TPE1 = %ARTIST%
- TYER = %YEAR%
- TDAT = %DATE%
- TCON = %GENRE%
- COMM = %COMMENT%
- TBPM = %BPM%
- USLT = %LYRICS% ou %UNSYNCEDLYRICS%
Lorsqu'un nouveau tag, par exemple %GENRE2%, est créé dans MP3tag, ce qui est réellement créé dans le MP3 est :
- TXXX:Tag=Valeur donc TXXX:GENRE2=Le genre
Donc, en réalité, nous nous retrouvons avers plusieurs entrées TXXX, ayant chacune une description qui devient le tag et une valeur qui devient la valeur de ce tag.
Mais un problème est que Kemp a créé énormément de tags, donnant parfois peu de libertés pour sortir du modèle imposé.
Par exemple, si le titre de la piste est TIT2 et non TIT1, c'est car Kemp avait prévu les choses comme ça (exemple) pour une piste :
- TALB : Le meilleur de Beethoven
- TIT1 : Symphonie n°9
- TIT2 : Presto
- TIT3 : Mouvement 2
APE/Vorbis Comment
Ce système de tag vient d'un format de fichier, propre à un lecteur audio, Monkey's Ape, qui permettait d'obtenir une copie de ses CDs, au format APE, qui était non destructif, comme le FLAC.
Celui-ci se base sur le principe créé par xiph pour le OGG et le FLAC, puis l'OPUS : le Vorbis Comment.
C'est simple : il n'y a plus de code et le nom de la variable est la variable. La liberté absolue.
Il est considéré comme plus intéressant et évolué que le ID3, mais vu que la plupart des audiophiles sont également passés à d'autres formats, comme le FLAC, il n'est pas le plus utilisé et le plus suivi par les différents logiciels et, surtout, n'est pas du tout compatible avec les anciens lecteurs et même Windows.
Néanmoins, le simple fait que ce soit un "meilleur système" fait qu'il est parfois conseillé alors que ne constitue pas du tout un standard.
Quel format de tag choisir pour les MP3 ?
Pour les MP3, le mieux est le ID3.
Attention, un MP3 peut avoir plusieurs types de tags en même temps et cela peut être très problématique car il est compliqué pour un logiciel de mélanger les deux.
Avantages et désavantages du APE/Vorbis Comment par rapport au ID3
Il est beaucoup plus facile pour un logiciel de lister les tags présents. Il est également beaucoup plus facile de gérer les tags ayant plusieurs valeurs.
En Vorbis Comment, vous pouvez créer trois fois le tag ARTIST s'il y a trois artistes.
Mais cela amène aussi à un gros foutoir puisque cette absolue liberté amène à une totale anarchie. Beaucoup sont maîtres dans l'art d'encoder, mais certainement pas de documenter convenablement le résultat obtenu.
Par exemple, nous verrons plus bas des tags comme ORIGYEAR ou DISCNUMBER qui indiquent bien "ce qu'ils sont" et que l'on retrouve donc dans les FLAC.
Mais comme ces deux noms de tag n'étaient pas les réels mais ceux donnés par certains programmes, nous retrouverons aussi dans les FLAC : ORIGINALYEAR et PARTOFSET pour le DISCNUMBER. Mais aussi on voit apparaître un tag DISCTOTAL, où l'on retrouve le nombre de CDs de l'album...
Le code USLT, utilisé pour les paroles non synchronisées est maintenant parfois retrouvé tel quel. Mais parfois aussi UNSYNCEDLYRICS ou UNSYNCED LYRICS...Mais aussi parfois LYRICS...
La plupart des lecteurs se sont adaptés et analyseront les différents tags existants, connaissant la pluart et une analyse intelligente permettant de deviner de quelle donnée il s'agit. Mais cela amène à vite avoir énormément de tags à vérifier car contenant parfois une information intéressante..
Les tags courants et leur gestion
Il existe toute une série de tags utilisés par les logiciels car directement proposé par le ID3 mais également quelques autres qui se sont imposés afin de fournir des informations plus complètes.
Enfin, la plupart des logiciels acceptent maintenant des valeurs multiples pour certains tags. Chaque valeur est séparée par un "caractère d'échappement", en général le point virtule ou \\ .
Le point virgule est plus facile à gérer, mais s'il y a un point virgule dans un nom, par exemple dans les artistes en Classique, cela peut poser problème.
| Tag ID3v2.3 | Tag MP3Tag | Usage | Informations |
|---|---|---|---|
| Pistes | |||
| TIT2 | TITLE | Titre de la piste | Titre affiché |
| XSOT | TITLESORT | Nom à utiliser pour trier la piste et pour les recherches Certains artistes utilisent des caractéres spéciaux, comme Kate Bush avec π. Ici vous mettrez Pi et vous laisserez π dans TITLE. C'est aussi le cas avec David Bowie et son morceau Black Star dont le nom officiel est ★ et non Black Star qui est le nom courant car faire une ★ au clavier, c'est difficile... | |
| TIT3 | SETSUBTITLE | Sous-titre de la piste | Rarement utilisé, même dans les lecteurs modernes, c'est là que nous retrouvons, par exemple, Version Longue, Radio Edit, Club Mix, etc. |
| COMM | COMMENT | Commentaire à propos de cette piste | |
| Artistes | |||
| TPE1 | ARTIST | Artiste de la piste | Nom affiché |
| XSOA | ARTISTSORT | Nom utilisé pour les recherches et le tri. Par exemple pour faire apparaître 4 Non Blondes à lettre F, The Who à W, 3 à T... | |
| WOAR | ARTISTURL | Lien internet de l'artiste | Utile pour les auto-productions |
| TPE2 | ALBUMARTIST | Artiste de l'album | Nom affiché |
| TSO2 | ALBUMARTISTSORT | Nom utilisé pour les recherches et le tri. | |
| TEXT | LYRICIST | Parolier | Ici, sur "Que je t'aime", on mettra Gilles Thibaut |
| TOLY | ORIGLYRICIST | Parolier d'origine en cas de reprise. Par exemple ici François Villon pour Ballade des dames du temps jadis de Brassens. | |
| TCOM | COMPOSER | Compositeur | Nom affiché |
| TSOC | COMPOSERSORT | Compositeur | |
| TPE3 | CONDUCTOR | Chef d'orchestre | |
| TOPE | ORIGINALARTIST | Nom de l'artiste | Indique l'artiste original en cas de reprise. Par exemple, ici viendra Leonard Cohen pour le Hallelujah de Jeff Beck. |
| ARTISTS | Noms des artistes | Vous indiquez ici le nom de tous les artistes que vous voulez voir relié à cette piste en les séparant par le caractère d'échappement. | |
| Album | |||
| TALB | ALBUM | Nom de l'album | Indique de quel album est tiré une piste lorsque sur une compilation |
| TOAL | ORIGINALALBUM | Nom de l'album original sur une compilation. | |
| MVNM | MOVEMENTNAME | Mouvement | Nom du mouvement |
| MVIN | MOVEMENTNUMBER | n° du mouvement | |
| TRCK | TRACK | n° de la piste | Il est conseillé d'utiliser le modèle "Piste/Nombre de pistes". Lorsque la source est une K7 audio, on voit en général A et B suivi d'un nombre. |
| TPOS | DISCNUMBER ou PARTOFSET |
n° du disque | Il est conseillé d'utiliser le modèle "Disque/Nombre de disques". |
| TPUB | PUBLISHER | Producteur de la version | |
| Dates | Ces tags sont un des plus gros foutoirs que l'on peut retrouver dans les tags car tout le monde l'utilise d'une manière différente. | ||
| TORY | ORIGYEAR | 1. Pensé | Année d'origine de l'enregistrement. Par exemple : 1977 pour la 9ème de Beethoven par Karajan |
| 2. Musique Classique | Année de création de l'oeuvre : 1824 | ||
| 3. Courant 1 | 1977 | ||
| TYER | YEAR | 1. Pensé | Année de sortie de l'édition. Par exemple : 2013 pour le remaster Deutsche Grammophon |
| 2. Musique Classique | Année de l'enregistrement : 1977 | ||
| 3. Courant 1 | 2013 | ||
| TDAT | DATE | 1. Pensé | mois/jour pour indiquer la date, sans l'année, de sortie. Par exemple le 8 mars, donc 03/08 (bien entendu, aucun francophone ne respecte le mois/jour) |
| 2. Musique Classique | Date de sortie : 2013/03/08 ou juste 2013 | ||
| 3. Courant 1 | rien. | ||
| Genre | |||
| TCON | GENRE | Genres | Vous pouvez indiquer un ou plusieurs genres en utilisant le caractère d'échappement. Il vaut mieux utiliser le point virgule puisque historiquement, c'est celui utilisé, même par WinAMP (basiquement). Les lecteurs modernes permettant une recherche par genre utilisent les différents genres. cf. chapitre dédié |
| Paroles | |||
| USLT | UNSYNCEDLYRICS | Paroles | Paroles non synchronisées, simple texte. |
| SYLT | SYNLYRICS | Paroles synchronisées. Ce tag utilise un format particulier. Pour les autres formats audios, cela passe par un fichier LRC à côté de l'audio. Attention, le nom donné n'est disponible nulle part en dehors de l'analyseur d'exif : exiftool et n'est modifiable que via Kid3 | |
| MusicBrainz | |||
| MUSICBRAINZ_... | MusicBrainz créé énormément de tags mais un lecteur moderne saura tous les utiliser. Elles contiennent en général des identifiants qui correspondent à des informations disponibles sur leur site. Le but est, pour le lecteur audio, d'aller chercher facilement des informations complémentaires sur le net ne pouvant être contenues directement dans les fichiers. | ||
| ACOUSTID_... | "Empreinte" du morceau | Empreinte du morceau créée à partir de plusieurs critères, indépendants de la qualité. | |
| ReplayGain | |||
| REPLAYGAIN_TRACK_GAIN | Analyse dB par piste | Les deux variables gain permettent aux lecteurs d'appliquer un modificateur de volume afin de le normaliser avec le reste de la liste de lecture. Si la lecture est faite dans une playlist ou en mode shuffle, ce sera la TRACK qui sera utilisée, pour normaliser le volume avec les autres morceaux, mais vous lisez un album entier, ce sera le ALBUM qui sera utilisé pour respecter les volumes voulus par l'album. Les Peaks sont des indicateurs permettant de voir s'il y a une distorsion effectuée lors du mastering de l'album. Un peak doit être entre 0 et 1, s'il est supérieur à 1, c'est qu'il y a surcompression dynamique lors du mastering et qu'il vaut mieux chercher une version plus ancienne ou mieux masterisée. | |
| REPLAYGAIN_TRACK_PEAK | |||
| REPLAYGAIN_ALBUM_GAIN | Analyse dB par album | ||
| REPLAYGAIN_ALBUM_PEAK | |||
| Divers | |||
| TBPM | BPM | Tempo | Les deux sont très utiles pour les DJs ou pour créer une playlist harmonieuse. Les algos actuels pour le calcul du tempo permettent de donner une idée, même sur des pistes ayant un BPM variable. |
| TKEY | KEY | Tonalité | |
| AccurateRip | |||
| ACCURATERIP... | Ces tags indiquent que la personne ayant encodé l'album a effectué une vérification de sa qualité en la comparant à des copies considérées comme parfaites car analysées par la communauté AccurateRIP. Plusieurs logiciels de rip proposent l'analyse AccurateRip, comme dBPowerAmp ou Exact Audio Copy. Attention, l'analyse s'effectue sur les données brutes rippées et ces tags n'ont un sens que dans des fichiers WAV ou FLAC. C'est un truc d'audiophile hardcore, mais la présence de ces tags assure une très haute qualité quant au rip. | ||
Genres
Historiquement le MP3 proposait une liste de genres parmis lesquels il fallait choisir car ce tag ne permettait que d'indiquer une valeur et non un mot. Ils ont été étendus grâce à WinAMP mais restaient assez limités et assez orienté USA... Sur 191 genres il y'en a quatre content le mot Christian et il y a un genre à part pour les "Native" :
| Liste des genres disponibles | |||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 0 | Blues | 22 | Death Metal | 44 | Space | 66 | New Wave | 88 | Celtic | 110 | Satire | 132 | BritPop | 154 | Chillout | 176 | Post-Rock |
| 1 | Classic Rock | 23 | Pranks | 45 | Meditative | 67 | Psychadelic | 89 | Bluegrass | 111 | Slow Jam | 133 | Negerpunk | 155 | Downtempo | 177 | Psytrance |
| 2 | Country | 24 | Soundtrack | 46 | Instrumental Pop | 68 | Rave | 90 | Avantgarde | 112 | Club | 134 | Polsk Punk | 156 | Dub | 178 | Shoegaze |
| 3 | Dance | 25 | Euro-Techno | 47 | Instrumental Rock | 69 | Showtunes | 91 | Gothic Rock | 113 | Tango | 135 | Beat | 157 | EBM | 179 | Space Rock |
| 4 | Disco | 26 | Ambient | 48 | Ethnic | 70 | Trailer | 92 | Progressive Rock | 114 | Samba | 136 | Christian Gangsta Rap | 158 | Eclectic | 180 | Trop Rock |
| 5 | Funk | 27 | Trip-Hop | 49 | Gothic | 71 | Lo-Fi | 93 | Psychedelic Rock | 115 | Folklore | 137 | Heavy Metal | 159 | Electro | 181 | World Music |
| 6 | Grunge | 28 | Vocal | 50 | Darkwave | 72 | Tribal | 94 | Symphonic Rock | 116 | Ballad | 138 | Black Metal | 160 | Electroclash | 182 | Neoclassical |
| 7 | Hip-Hop | 29 | Jazz & Funk | 51 | Techno-Industrial | 73 | Acid Punk | 95 | Slow Rock | 117 | Power Ballad | 139 | Crossover | 161 | Emo | 183 | Audiobook |
| 8 | Jazz | 30 | Fusion | 52 | Electronic | 74 | Acid Jazz | 96 | Big Band | 118 | Rhythmic Soul | 140 | Contemporary Christian | 162 | Experimental | 184 | Audio Theatre |
| 9 | Metal | 31 | Trance | 53 | Pop-Folk | 75 | Polka | 97 | Chorus | 119 | Freestyle | 141 | Christian Rock | 163 | Garage | 185 | Neue Deutsche Welle |
| 10 | New Age | 32 | Classical | 54 | Eurodance | 76 | Retro | 98 | Easy Listening | 120 | Duet | 142 | Merengue | 164 | Global | 186 | Podcast |
| 11 | Oldies | 33 | Instrumental | 55 | Dream | 77 | Musical | 99 | Acoustic | 121 | Punk Rock | 143 | Salsa | 165 | IDM | 187 | Indie Rock |
| 12 | Other | 34 | Acid | 56 | Southern Rock | 78 | Rock 'n' Roll | 100 | Humour | 122 | Drum Solo | 144 | Thrash Metal | 166 | Illbient | 188 | G-Funk |
| 13 | Pop | 35 | House | 57 | Comedy | 79 | Hard Rock | 101 | Speech | 123 | A capella | 145 | Anime | 167 | Industro-Goth | 189 | Dubstep |
| 14 | R&B | 36 | Game | 58 | Cult | 80 | Folk | 102 | Chanson | 124 | Euro-House | 146 | Jpop | 168 | Jam Band | 190 | Garage Rock |
| 15 | Rap | 37 | Sound Clip | 59 | Gangsta | 81 | Folk-Rock | 103 | Opera | 125 | Dance Hall | 147 | Synthpop | 169 | Krautrock | 191 | Psybient |
| 16 | Reggae | 38 | Gospel | 60 | Top 40 | 82 | National Folk | 104 | Chamber Music | 126 | Goa | 148 | Abstract | 170 | Leftfield | ||
| 17 | Rock | 39 | Noise | 61 | Christian Rap | 83 | Swing | 105 | Sonata | 127 | Drum & Bass | 149 | Art Rock | 171 | Lounge | ||
| 18 | Techno | 40 | Alternative Rock | 62 | Pop/Funk | 84 | Fast Fusion | 106 | Symphony | 128 | Club-House | 150 | Baroque | 172 | Math Rock | ||
| 19 | Industrial | 41 | Bass | 63 | Jungle | 85 | Bebop | 107 | Booty Bass | 129 | Hardcore Techno | 151 | Bhangra | 173 | New Romantic | ||
| 20 | Alternative | 42 | Soul | 64 | Native US | 86 | Latin | 108 | Primus | 130 | Terror | 152 | Big Beat | 174 | Nu-Breakz | ||
| 21 | Ska | 43 | Punk | 65 | Cabaret | 87 | Revival | 109 | Porn Groove | 131 | Indie | 153 | Breakbeat | 175 | Post-Punk | ||
Le principal problème était qu'il n'était pas possible d'assigner plusieurs genres ou d'en créer de nouveaux.
Mais ça avait l'avantage de pouvoir être affiché différement sur chaque lecteur. Si le genre est 32, on affiche Classical en anglais et Classique en français...Ou si le genre est 185, nous verrons en français "Nouvelle vague allemande"...
Maintenant que cette zone est un texte, chacun peut y mettre ce qu'il veut. Un francophone écrira Classique et un anglophone écrira Classical.
La gestion des genres est un enfer pour beaucoup de logiciels lorsque ceux-ci sont censés se baser sur ceux-ci pour gérer une médiathèque.
Afin de permettre le multi-genre, les lecteurs modernes utilisent l'échappement point-virgule pour séparer les genres.
Mais il suffit que deux genres soient écrits de manière différentes sur différents morceaux pour augmenter le nombre de genre.
Mon idéal
Selon moi, il faudrait passer par un système binaire, proche du système originel, avec des genres imposés, mais mieux pensés, beaucoup plus nombreux.
Si nous regardons la page Wikipedia sur la liste des genres, ils parlent de plus de 700 styles différents. Si nous allons voir la page en anglais, c'est encore plus.
Mais nous pouvons voir que la majorité sont des noms composés et qu'en général nous avons un préfixe ou suffixe et un genre.
Par exemple, simplement à la lettre A, nous retrouvons :
- Acid Blues
- Acid House
- Acid Jazz
- Acid Rock
- Acid Techno
Ce sont cinq genres bien distincts créés en plus de leurs version "non acid".
C'est également le cas avec le "Hardcore" qui n'est pas un genre à part entière. Il peut y avoir du Punk Hardcore (D.O.A. en 81 avec Hardcore'81), du rap hardcore (rap politisé comme Ideal J avec Hardcore), de la techno Hardcore (Scooter avec Army of Hardcore), le Metal Hardcore, aussi appelé Metalcore.
Problème de téléchargement
Sites de streaming audio
Plusieurs sites, comme YouTube Music et Spotify proposent des albums complets.
Plusieurs logiciels permettent de les télécharger, mais ces albums peuvent poser plusieurs problèmes, voici une liste de problèmes que j'ai rencontré alors que je n'en ai pas téléchargé beaucoup... :
- Les pistes ne sont pas les bonnes : Il arrive qu'un album ait une version longue sur l'album mais que ce soit la version radio courte que l'on retrouve.
- Albums incomplets : Ces platesformes doivent obtenir les droits pour diffuser, et il arrive qu'ils ne les aient pas. Mais parfois juste sur une piste et non un album entier. Donc l'album apparaîtra comme complet, avec une nouvelle numérotation, mais avec une piste manquante.
- Qualité : bien que l'on puisse charger en MP3 320 et que maintenant YouTube Music passe par OPUS, quoi qu'il arrive, il y a une double compression. De plus, certains albums sont de simples vidéos YouTube mais dont on ne voit pas la vidéo et dont la qualité audio est encore moins bonne.
- Album complet composé de plusieurs sources : Le problème que cela amène est qu'une fois chargées, ces pistes n'ont pas le même gain, des dynamiques différentes et qu'il peut y avoir des écarts de volumes entre certaines pistes.
- Album mal composé : L'album est complet, il y a toutes les pistes, sauf une qui n'est pas la bonne. Immaginons un chanteur qui aura chanté "Je l'aime à mourir" sur un album et "Je l'aime à la folie" sur un autre, les deux seront intervertis.
Workflow
Logiciels
Il n'existe pas de logiciel réalisant toutes les opérations en une fois et il faut donc passer par plusieurs, tout en ayant besoin d'une bonne compréhension de la technique.
Certains de ces logiciels sont en ligne de commande et ne sont pas les plus simples à utiliser, il y aura donc plusieurs pour lesquels il faut voir la qualité obtenue (Q) et la facilité d'utilisation (F) :
| Logiciel | Spectrogramme | Dynamique | Waveform | Identification | Gestion Tags | ReplayGain | BPM | Tonalité | Paroles | Paroles synchros | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Q | F | Q | F | Q | F | Q | F | Q | F | Q | F | Q | F | Q | F | Q | F | Q | F | |
| ffmpeg | 10 | 3 | 3 | 3 | ||||||||||||||||
| Spek | 7 | 10 | ||||||||||||||||||
| FooBar 2000 | 10 | 10 | 10 | 10 | 5 | 10 | ||||||||||||||
| Audacity | 10 | 5 | 10 | 10 | 8 | 2 | ||||||||||||||
| MusicBrainz Picard | 10 | 5 | 10 | 8 | ||||||||||||||||
| MP3Tag | 5 | 10 | 9 | 10 | 10 | 10 | ||||||||||||||
| Mixxx | 10 | 3 | 10 | 3 | ||||||||||||||||
| MixMeister BPM Analyzer | 10 | 10 | ||||||||||||||||||
| Kid3 | 9 | 10 | 10 | 10 | ||||||||||||||||
| WinAMP | 10 | 5 | 10 | 5 | 10 | 5 | ||||||||||||||
| MusicPlayer | 10 | 8 | 10 | 8 | ||||||||||||||||
| LRCget | 10 | 8 | 10 | 8 | ||||||||||||||||
| Python | 10 | 1 | 10 | 1 | ||||||||||||||||
Workflow

Première analyse
La toute première chose à faire est d'écouter la piste dans de bonnes conditions et continuer l'analyse uniquement si à l'écoute déjà la qualité est bonne.
Le plus facile est de passer par les logiciels Spek et Audacity pour analyser le spectrogramme et l'onde de la piste mais ces méthodes sont lentes.
Je vous conseille, si vous devez analyser beaucoup de fichiers de passer par les méthodes suivantes :
Spectrogramme ffmpeg
Cette méthode est beaucoup plus rapide que Spek tout en offrant un spectrogramme de bien meilleure qualité, mais il passe également par une ligne de commande et suppose que vous avez déjà installé ffmpeg.
ffmpeg -y -i piste.flac -lavfi showspectrumpic=s=1000x500 "piste_spectrogram.png"Waveform Python
Cette méthode a l'avantage d'être extrêmement rapide une fois mise en place et de pouvoir être facilement insérée dans un script pour un traitement par lot.
Avant tout, il faut installer les dépendances, nous partirons du fait que vous avez déjà installé Python et PIP.
Lancez la commande suivante pour installer les dépendances :
pip install numpy soundfile matplotlibCréez un fichier wf.py dans lequel vous mettez le code suivant :
#!/usr/bin/env python3
"""
wf.py - Génère une image PNG de waveform style Audacity
Usage: python wf.py input [output.png]
"""
import sys
import numpy as np
import soundfile as sf
import matplotlib
matplotlib.use('Agg')
import matplotlib.pyplot as plt
import matplotlib.patches as mpatches
from matplotlib.ticker import MultipleLocator
import os
# ── Couleurs Audacity ────────────────────────────────────────────────────────
BG_TRACK = '#e8e8e8' # fond gris clair de la piste
BG_APP = '#c8c8c8' # fond de l'appli (entre pistes)
WAVE_FILL = '#6680cc' # bleu Audacity (remplissage)
WAVE_EDGE = '#3355aa' # bleu foncé (bord de la forme d'onde)
CLIP_COLOR = '#ff3300' # rouge clipping
GRID_COLOR = '#bbbbbb' # lignes de grille
AXIS_COLOR = '#555555' # texte des axes
BORDER_COLOR = '#888888' # bordure de piste
LABEL_BG = '#3a3a5c' # fond du bandeau titre (bleu nuit comme Audacity)
LABEL_FG = '#ffffff' # texte du bandeau titre
ZERO_LINE = '#aaaaaa' # ligne centrale 0
# ── Paramètres ───────────────────────────────────────────────────────────────
WIDTH_PX = 1000
TRACK_H_PX = 125 # hauteur par canal (px)
DPI = 100
LABEL_H_PX = 32 # hauteur du bandeau titre
YAXIS_W = 0.045 # fraction de largeur réservée à l'axe Y
DOWNSAMPLE = 16384 # nombre de colonnes pour le rendu (performances)
def build_envelope(samples: np.ndarray, n_cols: int):
"""Calcule min/max par bloc pour l'affichage efficace de la waveform."""
n = len(samples)
block = max(1, n // n_cols)
cols = n // block
trimmed = samples[:cols * block].reshape(cols, block)
return trimmed.min(axis=1), trimmed.max(axis=1)
def draw_channel(ax, samples: np.ndarray, title: str, show_title: bool,
peak: float, channel_idx: int, n_channels: int):
"""Dessine un canal sur un axes matplotlib."""
ax.set_facecolor(BG_TRACK)
n_cols = DOWNSAMPLE
env_min, env_max = build_envelope(samples, n_cols)
x = np.linspace(0, 1, len(env_min))
# ── Déterminer l'échelle Y ────────────────────────────────────────────
# Comme Audacity : si peak <= 1.0 on fixe ylim à [-1, 1]
# si peak > 1.0 on étend ylim au pic réel
if peak <= 1.0:
ylim = 1.0
y_ticks = [1.0, 0.5, 0.0, -0.5, -1.0]
else:
ylim = np.ceil(peak * 10) / 10 # arrondi au dixième supérieur
step = round(ylim / 2, 1)
y_ticks = sorted(set([ylim, step, 0.0, -step, -ylim]))
ax.set_xlim(0, 1)
ax.set_ylim(-ylim, ylim)
# ── Grille ───────────────────────────────────────────────────────────
for y in y_ticks:
ax.axhline(y, color=GRID_COLOR, linewidth=0.6, zorder=1)
# ── Ligne zéro (plus visible) ─────────────────────────────────────────
ax.axhline(0, color=ZERO_LINE, linewidth=0.9, zorder=2)
# ── Lignes de clipping ±1.0 (si peak > 1) ────────────────────────────
if peak > 1.0:
ax.axhline( 1.0, color=CLIP_COLOR, linewidth=1.0, linestyle='--', zorder=3)
ax.axhline(-1.0, color=CLIP_COLOR, linewidth=1.0, linestyle='--', zorder=3)
# ── Waveform : zones clippées vs normales ─────────────────────────────
clipped_mask = (env_max >= 1.0) | (env_min <= -1.0)
# Remplissage global (bleu)
ax.fill_between(x, env_min, env_max,
color=WAVE_FILL, linewidth=0, zorder=4, alpha=0.85)
# Bord de la forme d'onde
ax.plot(x, env_max, color=WAVE_EDGE, linewidth=0.4, zorder=5)
ax.plot(x, env_min, color=WAVE_EDGE, linewidth=0.4, zorder=5)
# Surcouche rouge sur les zones clippées
if clipped_mask.any():
ax.fill_between(x, env_min, env_max,
where=clipped_mask,
color=CLIP_COLOR, linewidth=0, zorder=6, alpha=0.75)
# ── Axe Y ─────────────────────────────────────────────────────────────
ax.set_yticks(y_ticks)
ax.set_yticklabels(
[f'{v:+.1f}' if v != 0 else '0,0' for v in y_ticks],
fontsize=7, color=AXIS_COLOR, fontfamily='monospace'
)
ax.yaxis.set_tick_params(length=2, width=0.5, pad=2)
ax.tick_params(axis='x', which='both', bottom=False, labelbottom=False)
# Bordure de piste
for spine in ax.spines.values():
spine.set_edgecolor(BORDER_COLOR)
spine.set_linewidth(0.8)
def render(input_path: str, output_path: str):
print(f"Lecture : {input_path}")
audio, sr = sf.read(input_path, dtype='float32', always_2d=True)
n_samples, n_channels = audio.shape
duration = n_samples / sr
peak = float(np.abs(audio).max())
filename = os.path.basename(input_path)
title_text = os.path.splitext(filename)[0]
print(f" Durée : {duration:.1f}s | Canaux : {n_channels} | Peak : {peak:.4f}")
# ── Mise en page ──────────────────────────────────────────────────────
fig_w = WIDTH_PX / DPI
label_h_in = LABEL_H_PX / DPI
ch_h_in = TRACK_H_PX / DPI
fig_h = label_h_in + n_channels * ch_h_in
fig = plt.figure(figsize=(fig_w, fig_h), dpi=DPI)
fig.patch.set_facecolor(BG_APP)
# Bandeau titre (comme Audacity, en haut de la piste)
label_ax = fig.add_axes([0, 1 - label_h_in / fig_h, 1, label_h_in / fig_h])
label_ax.set_facecolor(LABEL_BG)
label_ax.set_xlim(0, 1)
label_ax.set_ylim(0, 1)
label_ax.axis('off')
label_ax.text(0.008, 0.5, title_text,
color=LABEL_FG, fontsize=9, fontweight='bold',
va='center', ha='left', fontfamily='sans-serif')
# Canaux
ch_h_frac = ch_h_in / fig_h
for i in range(n_channels):
bottom = 1 - label_h_in / fig_h - (i + 1) * ch_h_frac
ax = fig.add_axes([YAXIS_W, bottom, 1 - YAXIS_W, ch_h_frac])
draw_channel(ax, audio[:, i], title_text,
show_title=(i == 0), peak=peak,
channel_idx=i, n_channels=n_channels)
plt.savefig(output_path, dpi=DPI, bbox_inches='tight',
facecolor=BG_APP, pad_inches=0)
plt.close(fig)
print(f" Sauvegardé : {output_path}")
# ── Point d'entrée ────────────────────────────────────────────────────────────
if __name__ == '__main__':
if len(sys.argv) < 2:
print("Usage: python waveform_audacity.py input.flac [output.png]")
sys.exit(1)
inp = sys.argv[1]
out = sys.argv[2] if len(sys.argv) >= 3 else \
os.path.splitext(inp)[0] + '_waveform.png'
render(inp, out)Maintenant, lorsque vous lancerez la commande :
python wf.py piste.flaccela créera un fichier piste_waveform.png contenant l'image de l'onde sonore de la piste.
Afin d'utiliser facilement ces outils, rendeez-vous dans le dossier suivant :

Vous pouvez y accéder facilement en mettant ceci dans la barre d'adresse : "shell:sendto".
Créez un fichier "Analyse Audio.bat" et mettez ceci à l'intérieur :
@echo off
setlocal enabledelayedexpansion
if "%~1"=="" (
echo Usage: audio_analyse.bat "fichier1" ["fichier2" ...]
echo Ou glissez-deposez des fichiers audio sur ce script.
pause
exit /b
)
:loop
if "%~1"=="" goto end
set "input=%~1"
set "name=%~n1"
set "dir=%~dp1"
echo.
echo ========================================
echo Traitement de : %name%
echo ========================================
echo [1/2] Spectrogramme...
ffmpeg -y -i "%input%" -lavfi showspectrumpic=s=1000x500 "%dir%%name%_spectrogram.png"
echo [2/2] Waveform stereo...
python "C:\Logiciels\waveform\wf.py" "%input%" "%dir%%name%_waveform.png"
echo.
echo Termine : %name%
echo ----------------------------------------
shift
goto loop
:end
echo.
echo Tous les fichiers ont ete traites.
pauseMaintenant, où que vous soyez, si vous faites un click droit sur un ou plusieurs fichiers audio, vous pourrez utiliser le script en allant dans "Envoyer vers..." :

Une fois l'opération terminée, vous aurez deux fichiers images en plus par piste audio :

Identification
L'identification est le fait d'analyser les pistes afin de voir à quelle édition cette version de l'album correspond.
Pour cela, il existe d'immenses bases de données contenant, quasi, toutes les éditions parues de, quasi, tous les albums, singles, vinyls... et même K7 audios.
Les deux plus connues et utilisées sont MusicBrainz et Discogs. Il est possible d'interroger les deux depuis MP3Tag, mais je déconseille fortement.
MusicBrainz Picard (MBP) est un logiciel qui n'interroge que la base de données MusicBrainz mais permet une identification beaucoup plus précise.
Ce qu'il fera une fois une piste ou un album identifié, c'est remplir tous les tags pour lesquels il y a des données puis déplacer les fichiers là où vous l'aurez décidé.
Si vous choissisez c:\music, il sera alors créé c:\music\Artiste\Album...
Lorsque l'on envoie des fichiers à MBP, il y a plusieurs possibilités :
1. L'album contient déjà des informations MBP
Si l'extraction a été réalisée avec EAC ou CueRipper, en principe les informations MBP sont déjà présentes. Le logiciel ne servira alors qu'à envoyer l'album au bon endroit.
2. Analyse sur base des tags
Les tags permettent de facilement identifier la bonne version d'une piste. Par exemple, pour "La mauvaise réputation" de Brassens, si le nom de l'album est "Intégrale 20ème anniversaire" avec pour sous-titre d'album "La mauvaise réputation, il ne montrera pas les différentes version de l'album "La mauvaise réputation".
Si un ou des résultats sont trouvés, il est très important de vérifier la version proposée car pour un même album, il existe plusieurs versions. Cela permet aussi de détecter des versions pirates.
Il faut donc vérifier :
- Les durées
- Les noms pour s'assurer qu'il n'y ait pas inversion ou erreur
3. Il ne trouve rien ou pas la bonne version
La première chose à faire est de vérifier les tags, particulièrement le nom d'album. Par exemple si pour un double album vous avez ajouté CD1 et CD2 au nom, MBP ne trouvera rien, il faut d'abord enlever le CD1 ou CD2 de la recherche.
Il est également possible d'effectuer une recherche directement sur le site de MusicBrainz et, si vous trouvez l'album que vous voulez, obtenir l'identifiant de l'album pour forcer MBP à l'utiliser.
En Europe, nous avons été innondé par les versions pirates russes. La plupart du temps ces CDs (et K7s à l'époque) pirates ne sont pas de moins bonne qualité mais, il manque parfois des morceaux ou alors, à l'inverse, vu qu'il y avait encore de la place sur le CD, ils ont ajouté des morceaux "bonus"... Ou alors on a l'album complet mais avec les pistes dans l'odre alphabétique... On peut retrouver ces versions dans MusicBrainz mais elles sont loin d'être toutes intégrées.
Lorsqu'un album est ajouté à MusicBrainz une zone est prévue pour indiquer le statut de l'album, donc si c'est officiel, pirate, bootleg...
4. Empreinte AcousticID
Si rien ne marche, vous pouvez lancer l'analyse AcousticID qui calculera alors l'empreinte de la piste et vous proposera l'ensemble des albums où cette empreinte a été retrouvée.
Pour faire cela, il prend les deux premières minutes et analyse toutes les notes jouées.
En très gros, chaque piste a sa propre empreinte, quel que soit le format, le bitrate ou le volume.
Mais il y a des limites :
- Il ne reconnait pas vraiment le morceau, il reconnait une version du morceau. Si vous envoyez une version radio mais que MusicBrainz ne connait que la version longue il ne reconnaitra pas
- Il suffit que votre platine tourne à 33,2 tours par minute pour que l'analyse ne reconnaisse pas les notes
Par contre, vous pouvez être certain que si un morceau est reconnu grâce à son empreinte, c'est que ce morceau existe dans un des albums de MusicBrainz.
Cela peut aussi être utile pour les albums étrangers écrits dans une langue que l'on ne connait pas.
Par exemple si vous achetez un CD chinois au pif, ne sachant ce qu'est le nom de l'artiste ou le nom de l'album, vous n'aurez pas à inscrire le moindre tag. Vous n'aurez qu'à nommer votre fichier Trackxx.flac et demander à MBP de vous l'identifier...
5. L'album existe sur Discogs
Lorsque vous ne trouvez rien du tout, avant de l'ajouter à MusicBrainz, vous pouvez passer par MP3Tag et effectuer une recherche sur Discogs. Pour cela il faut créer un compte.
Le problème de MP3Tag est qu'il n'est pas possible d'effectuer les vérifications possibles sur MBP, vous devez donc être certains de votre édition.
Les intégrales et albums à plusieurs CDs
Comme vu plus haut, MBP sauvera, par défaut, vos fichiers dans un dossier ".\Artiste\Album"
Si nous reprenons notre exemple de Brassens, nous avions d'une part l'intégrale et de l'autre les albums séparés.
Ce que ça change est :
- Intégrale : Toutes les pistes seront dans un seul dossier .\Brassens\Intégrale
- Album : Chaque album a son propre dossier
Les intégrales étant rares, MBP n'est pas configuré par défaut pour les gérer. Et mettre tous les CDs d'un album en comprenant plusieurs dans un même dossier est plus propre pour l'utilisation via serveur ou médiathèque.
Cela peut poser problème, par exemple, lorsqu'une intégrale contient deux versions d'un même album ayant la même numérotation et les même titres (version studio et live).
Par défaut, MBP renomme les fichiers en N° de piste - titre.
Si vous vous rendez dans les options, vous pouvez voir le script utilisé pour le nommage des fichiers. Par défaut c'est :
%albumartist%/
%album%/
%tracknumber%. %title%Ce qui donnerait par exemple :
C:\Music\Georges Brassens\Intégrale\12. Tout est au Duc.FLACPour la majorité des cas, je l'ai modifié en :
$if2(%albumartist%,%artist%)/
$if2(%album%,Unknown Album)/
$if($gt(%totaldiscs%,1),$num(%discnumber%,2) - ,)
$if(%tracknumber%,$num(%tracknumber%,2) - ,)
$if(%_multiartist%,%artist% - ,)
%title%Ce n'est pas compliqué :
| Ligne | Explication | Résultat |
|---|---|---|
| $if2(%albumartist%,%artist%)/ | Si %ALBUMARTIST% existe, créer un dossier à ce nom, sinon utiliser %ARTIST% | .\Artiste\ |
| $if2(%album%,Unknown Album)/ | S'il y a un nom d'album, alors créer un dossier à ce nom, sinon créer un dossier Unknown Album | .\Artiste\Album\ |
| $if($gt(%totaldiscs%,1),$num(%discnumber%,2) -,) | S'il y a plus d'un disque, ajoute le n° de disque sur deux chiffres | .\Artiste\Album\02 - |
| $if(%tracknumber%,$num(%tracknumber%,2) ,) | S'il y a un n° de piste, ajoute ce n° sur deux chiffres | .\Artiste\Album\02 - 08 |
| $if(%_multiartist%,%artist% - ,) | S'il y a plusieurs artistes pour un seul Album, on ajoute le nom de l'artiste | .\Artiste\Album\02 - 08 Artiste - |
| %title% | Ajoute le titre | .\Artiste\Album\02 - 08 Artiste - Titre |
donnant alors :
C:\Music\Georges Brassens\Intégrale\13 - 12 - Georges Brassens et Charles Trenet - Tout est au Duc.FLACC'est très bien pour les albums ayant plusieurs CDs, mais pour les intégrales, je modifie ce code en :
$if2(%albumartist%,%artist%)/
$if2(%album%,Unknown Album)/
$if2(%discsubtitle%,)/
$if(%tracknumber%,$num(%tracknumber%,2) - ,)
$if(%_multiartist%,%artist% - ,)
%title%donnant alors :
C:\Music\Georges Brassens\Intégrale\Archives 1953-1980\12 - Georges Brassens et Charles Trenet - Tout est au Duc.FLACVous pouriez être tenté de modifier le code en ceci :
$if2(%albumartist%,%artist%)/
$if2(%discsubtitle%,)/
$if(%tracknumber%,$num(%tracknumber%,2) - ,)
$if(%_multiartist%,%artist% - ,)
%title%donnant alors :
C:\Music\Georges Brassens\Archives 1953-1980\12 - Georges Brassens et Charles Trenet - Tout est au Duc.FLACmais je déconseille cet usage.
Uniformiser les tags
Comme vu plus haut, il y a de très très très nombreux tags. Avant tout, il faut configurer MP3tag. Dans mon cas, il ressemble à ça :

Il est possible d'importer et exporter des configurations, se trouvant dans le dossier C:\Users\Marc\AppData\Roaming\Mp3tag\data\panels
Pour avoir la même config que moi, vous devez créer un fichier marc.ini dans ce dossier
[#0]
name=R\u00e9pertoire
value=_DIRECTORY
enabled=1
size=1
[#1]
name=Titre
value=TITLE
enabled=1
size=6
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#2]
name=Titre (tri)
value=TITLESORT
size=6
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#3]
name=Album
value=ALBUM
enabled=1
size=6
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#4]
name=Album (tri)
value=ALBUMSORT
size=6
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#5]
name=Sous-titre de l'album
value=DISCSUBTITLE
size=12
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#6]
name=Artiste de la piste
value=ARTIST
enabled=1
size=6
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#7]
name=Artiste (tri)
value=ARTISTSORT
size=6
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#8]
name=Artiste de l'album
value=ALBUMARTIST
enabled=1
size=6
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#9]
name=Artiste album (tri)
value=ALBUMARTISTSORT
size=6
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#10]
name=Tous les artistes
value=ARTISTS
size=12
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
rows=3
[#11]
name=Parolier
value=LYRICIST
size=4
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#12]
name=Compositeur
value=COMPOSER
enabled=1
size=4
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#13]
name=Chef d'orchestre
value=CONDUCTOR
size=4
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#14]
name=Ann\u00e9e
value=YEAR
enabled=1
size=2
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#15]
name=Ann\u00e9e d'origine
value=ORIGYEAR
size=2
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#16]
name=Piste
value=TRACK
enabled=1
size=2
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#17]
name=Num\u00e9ro de disque
value=DISCNUMBER
enabled=1
size=2
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#18]
name=BPM
value=BPM
size=2
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#19]
name=Key
value=INITIALKEY
size=2
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#20]
name=Genres
value=GENRE
enabled=1
size=9
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#21]
name=Genre 2
value=GENRE2
size=3
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#22]
name=Editeur
value=PUBLISHER
size=6
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#23]
name=Media
value=MEDIATYPE
size=6
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#24]
name=Gain Track
value=REPLAYGAIN_TRACK_GAIN
size=6
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#25]
name=Gain Album
value=REPLAYGAIN_ALBUM_GAIN
size=6
enabled=1
default=\u000b1
multiline=0
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#26]
name=Commentaire
value=COMMENT
enabled=1
size=12
default=\u000b1
multiline=1
rows=2
custom_values=
prefer_tag=1
version=1
[#27]
name=Paroles
value=UNSYNCEDLYRICS
size=12
enabled=1
default=\u000b1
multiline=1
rows=2
custom_values=
prefer_tag=1
version=1Les Artistes
- Si noms écrits de différentes manières, transformer en modèle Prénom Nom.
- Vérifier si cet artiste doit être trié autrement, auquel cas, modification de ARTISTSORT et ALBUMARTISTSORT.
- Si le tag ARTIST contient plusieurs noms, renvoyer chacun vers ARTISTS, chacun séparé par un point-virgule
- Si un seul artiste, renvoyer quand même vers ARTISTS
- Si compositeur, chef d'orchestre, parolier, ajouter à ARTISTS.
Paroles
Dans les MP3 il existe deux tags dédiés aux paroles :
- USLT : %UNSYNCEDLYRICS% : Paroles non synchronisées
- SYLT : Paroles synchronisées.
Un problème est que MP3Tag ne prend pas en charge SYLT. Cela vient du fait que ce tag a un format très particulier, le Lyrics3, qui demande à lui seul une représentation particulière.
Vous pouvez voir s'il existe un SYLT en regardant la colonne Tag : si le tag Lyrics3 est présent, c'est qu'il y a des paroles synchronisées. Celles-ci n'apparaitront pas non plus
Il existe un logiciel, Kid3, qui est un éditeur de tags puissant, offrant plus de possibilités sur les tags que MP3Tag mais offrant beaucoup moins de possibilités d'automatisation et de traitement par lot.
Celui-ci permet l'édition des paroles synchronisées et des timestamps :

Il y a également possibilité d'utiliser le logiciel en ligne de commande exiftool qui permet d'afficher tous les tags d'un fichier ainsi que le contenu de chacun :

Voici la commande utilisée :
C:\Logiciels\exiftool\exiftool.exe -v %1 > "%~n1.exif"Cette commande créera un fichier ayant le même nom de fichier que votre piste, mais avec une extension exif contenant toutes les données. Si vous ne désirez pas créer un fichier mais simplement voir les informations, utilisez la commande suivante :
C:\Logiciels\exiftool\exiftool.exe -v %1
pauseLes autres formats (Vorbis, FLAC, OPUS...) utilisant le Vorbis Comments pour les tags, il n'est pas possible d'intégrer les paroles synchronisée dans le format utilisé par ID3.
Les logiciels effectuant la recherche de paroles n'ont été prévu que pour écrire dans des MP3, mais ils proposeront alors de sauver les paroles synchronisées dans un fichier LRC, ayant le même nom de fichier que la piste et qui est lu maintenant par tous les lecteurs modernes.
Néanmoins, deux tags sont également utilisés dans les autres formats :
- UNSYNCEDLYRICS : Dans lequel on met les paroles non synchronisées et dont le nom a été gardé car devenu le plus courant
- LYRICS : Dans lequel on met les paroles sous cette forme (ici Plâtre et ciment! de Aubert):
[00:47.14] Encore un jour où ils vont m'faire
[00:49.00] Encore un jour où vont m'faire faire
[00:51.02] Encore un jour où ils vont s'faire
[00:53.74] Plâtre et ciment!
[01:03.18] Encore un matin en bétonMais autant UNSYNCEDLYRICS est un tag standard dans tous les formats audio, autant LYRICS pas du tout.
Le seul standard existant pour les paroles synchronisées, utilisé par tous les lecteurs est l'utilisation d'un fichier LRC.
Nous retrouverons alors deux possibilités courantes :
Il faut passer par deux bases de données :
- MiniLyrics
- LRCLib
Mais en plus de ça, les paroles ne sont pas bien gérées par les logiciels traitrant les MP3.
MP3Tag n'est pas en mesure d'afficher et gérer les paroles synchronisées.
Pour le moment, j'ai vu deux tags utilisables dans MP3Tag : %LYRICS% et %UNSYNCEDLYRICS%.
Le premier est sensé être la variable où l'on retrouve des paroles synchronisées, formatées dans le même style que des sous-titres.
Le deuxième c'est juste un texte avec les paroles.
J'ai des MP3s avec ces deux tags remplis.
Mais j'ai également une grosse majorité de MP3s dont les paroles sont synchronisées dans le MP3 mais qu'il est impossible d'afficher dans MP3Tag.
Cela se voit grâce à l'out exiftool.
Calculer le BPM
Il existe plusieurs méthodes pour le calculer.
Automatique
Pour les tests, j'utile le morceau Heartbeat 67 bpm de Michael Rother puisqu'il a un BPM connu de très exactement 67bpm.
Si vous êtes DJ, en principe, votre logiciel devrait le faire de manière assez juste lorsque vous les intégrez à votre médiathèque.
Sinon, possibilités simples :
- MixMeister BPM Analyzer : Donne une très très bonne analyse, très proche de la réalité, de manière très rapide. Le problème est que c'est un logiciel ancien, tombé maintenant dans le domaine public et qu'il ne gère que le format MP3. Il m'a donné un 133,87 BPM soit exactement le double, ce qui est courant dans ce genre de cas et raison pour laquelle la plupart des logiciels proposent de doubler ou diviser par 2 le BPM obtenu.
- Foobar + BPM Analyzer : Donne souvent de très mauvais résultats et doit être configuré. Mais il permet une analyse de tous les formats. Il m'a donné un 89 BPM...Je ne comprends pas comment cette extension peut être fournie avec une configuration par défaut pareille...
En configurant Foobar de la manière suivante, j'obtiens un bon 67,16 BPM mais le calcul est nettement plus lent et après tests sur d'autres MP3, même si cette configuration donne de meilleurs résultats, elle est loin d'être parfaite.
Sur la majorité des morceaux (90%) avec une basse bien marquée et de bonne qualité, le calcul sera juste, mais il peut arriver qu'il soit totalement à côté de la plaque :/

Et possibilité plus complexe :
- Mixxx : Il s'agit d'un excellent logiciel open-source pour DJ, compatible avec une grande majorité des tables de mixages. Il utilise un algorithme extrèmement puissant pour le calcul du BPM donnant de très très bons résultats, mais son interface n'est vraiment pas des plus simples et on peut vite se retrouver perdu à ne pas savoir où sont passées nos musiques. C'est vraiment la meilleure solution, mais il faudra passer un temps à apprivoiser le logiciel.
Manuelle
Foobar propose une méthode qui fonctionne vraiment très très bien... Vous lancez le morceau puis vous lancez une analyse "manuelle" du BPM.
Cela signifie c'est que dès qu'il y a une basse, vous appuyez sur le bouton de la souris...
Si vous êtes en mesure de tenir le rythme, c'est sans doute la méthode la plus fiable.


























